LE SERPENT(SIMPLE)

Serpentes

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Comment lire une taxobox
Serpents
Eunectes notaeus
Classification classique
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseReptilia
OrdreSquamata
Sous-ordre
Serpentes
Linnaeus, 1758
Répartition géographique

Serpents

Taxons de rang inférieur
Familles :
Classification phylogénétique
Position :
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Les serpents sont les animaux qui appartiennent au sous-ordre serpentes de l'ordre des reptiles, selon la classification classique. Il sont caractérisés par l'absence totale ou partielle (alors sous forme relictuelle) de membres chiridiens. Ils partagent cette caractéristique avec un autre groupe de vertébrés tétrapodes : les Gymnophiones, qui appartiennent au groupe des Lissamphibiens.

On groupe sous le nom de serpents ou ophidiens tous les reptiles dépourvus de pattes; leur corps, recouvert de fines écailles et de plaques cornées, est de forme cylindrique et allongée. Leurs yeux ont des paupières soudées et transparentes qui leur confèrent un regard fixe. Il existe des Serpents de toutes tailles et de toutes couleurs. Ils sont tous zoophages ; la plupart sont ovipares mais quelques uns sont ovovipares, surtout dans des régions froides : l'ovoviviparité est probablement une adaptation nécessaire là où la période estivale est ourte. Ainsi la femelle peut mieux régler la température de développement des petits que si elle pondait simplement ses oeufs dans le sol. Les femelles mettent parfois bas à la fin de l'été et peuvent être incapables de se nourrir suffisamment avant l'hibernation pour pouvoir se reproduire à nouveau l'été suivant.. Les mâchoires sont fortes et articulées de telle façon que le serpent peut engloutir des animaux bien plus gros que lui. Ses dents, que l'on appelle crochets, sont parfois munies de glandes à venin qui peuvent rendre sa morsure mortelle, même si elle n'est en général fatale qu'à de petits animaux, rarement à l'homme.La denture des serpents [modifier]

Selon le type de denture qu'ils possèdent on peut distinguer 4 catégorie de serpents:

- Aglyphes Serpents qui ne possèdent pas de crochets à venin. Ils sont en général inoffensifs, mais attention aux boïdés, les serpents constricteurs.

- Opistoglyphes (ex : la Couleuvre de Montpellier du midi de la France) Serpents possédant dans la partie postérieure du maxillaire un ou plusieurs crochets à venin ; l'animal ne peut injecter son venin que si sa victime est déjà partiellement avalée. En théorie, le risque d'envenimation est faible pour l'homme, sauf pour les grands serpents.

- Protéroglyphes (ex : Cobra) Serpents présentant un petit crochet fixe, relié à la glande à venin, à l'avant du maxillaire. Ce crochet est toujours dans la même position, que la gueule soit ouverte ou fermée (par opposition aux Solénoglyphes).

- Solénoglyphes (ex : Naja, Vipères) Serpents présentant un long crochet mobile, relié à la glande à venin, à l'avant du maxillaire. Ce crochet se replie quand la gueule est fermée, épousant la forme du palais (par opposition aux Protéroglyphes). Lorsque le serpent ouvre la gueule pour mordre ses crochets se redressent. Dans les deux derniers cas le serpent pique sa proie avant de l'ingérer ; dans tout les cas le venin est expulsé des glandes (qui sont parfois très volumineuses par rapport à l'animal) par la contraction des muscles mandibulaires adducteurs. C'est également une action musculaire qui entraîne lors de la morsure le redressement des crochets horizontaux au repos.

 

Classification [modifier]

Dans la classification phylogénétique qui remplace aujourd'hui la classification classique, le terme de reptile est devenu obsolète. D'après la classification phylogénétique, les Serpents appartiennent au groupe des Squamates.
Cependant, ce sont bien les herpetologues qui étudient les serpents.
Plusieurs espèces sont venimeuses.

N.B. : la systématique des reptiles et squamates étant en pleine mutation, les classifications proposées peuvent différer selon les sources et les moments.

Les serpents sont divisés en deux infra-ordres :

Familles [modifier]


 

Place des serpents dans le monde animal [modifier]

Le monde animal:
  • Avec astérisque : les types d'organisation qui sont des grades évolutifs ne correspondant pas à des groupes monophylétiques, mais paraphylétiques (ne comportant pas tous les descendants d'un même ancêtre – exemple : les descendants d'ancêtres vermiformes ne sont pas tous aujourd'hui des vers, etc.).
  • En jaune : les principales explosions radiatives.
* Unicellulaires procaryotes (cellule sans noyau)Echinodermes: Oursin, Crinoïdes, Concombres de mer, étoile de mer et ophiure.Bivalves (coquillages)
>* Unicellulaires Eucaryotes (cellule à noyau) Gastéropodes (escargots, limaces,...)
>* Éponge (organisme multicellulaire)MollusquesCéphalopodes (Pieuvres, seiches)
>* Polype: hydres, corail et méduse 
>* Ver (mobilité et tube digestif) bilatérien  Trilobites(de deux à 24 pattes - éteint)
>* Poissons Agnathes (sans mâchoire)Arthropodes primitifs type myriapodes (beaucoup de pattes) Décapodes: crabes et écrevisses (dix pattes)
>* Poissons primitifs (poissons catilagineux)Arachnides : araignées, scorpions et acariens (huit pattes)Libellules
>* Poissons typiques (poissons osseux)Serpents> hexapodes (à six pattes) : Insectes type Apterygota (primitifs sans ailes). Blattes, mantes, termites.
>* Poissons type Sarcopterygii (à nageoires charnues)♦ * Dinosaures (éteint)Orthoptère (sauterelle, grillon).
>* Tétrapodes primitifs (type Amphibiens)CrocodilesMarsupiauxHémiptères (punaises, cigales,...)
>* Reptiles primitifs (Amniotes de type Lézard) TortuesInsectivores (Taupe, Hérisson,...)Coléoptère (hanneton, coccinelle,...)
 OiseauxChiroptères (Chauves-souris)Hyménoptère (abeille, guêpe, fourmi
 PrimatesDiptère (mouches)
 >*Mammifères primitifs type monotrème Rongeurs et Lagomorphes (lapins)Lépidoptère (papillon)
Carnivores
Ongulés

Ecologie [modifier]

Les serpents, marins ou terrestres se déplacent par reptation, c'est à dire qu'ils utilisent l'ensemble de leur corps pour se mouvoir. Les serpents dont le corps est important ( comme chez les serpents à sonnettes) peuvent également se déplacer en ligne droite en alternant un mouvement avant de la peau et un ancrage des écailles du ventre qui sont orientées vers l'extrémité postérieure, suivi d'un mouvement vers l'avant de la partie interne du corps. Dans des lieux plus exigus certaines espèces utilisent des mouvements d'accordéon ou télescopiques : le serpent ancre son extrémité postérieure par quelques courbes horizontales, étend son corps puis ancre à nouveau son extrémité antérieure et tire la partie arrière vers l'avant. La forme la plus spécialisée de reptation est le roulement ou zigzag latéral qui n'est utilisablee que sur des substrats mous et chauds tel que le sable dans le désert. L'animal recourbe son corps en S, pour ne toucher le sable qu'en deux endroits, puis il fait progressivement "glisser" ces deux points de contact le long de son corps, vers l'arrière, en avançant vers l'avant : le déplacement est alors latéral par rapport à l'axe du corps. La vitesse des serpents peut atteindre jusqu'à 6 km/h, le record étant détenu par les mambas avec 11 km/h.

La ceinture scapulaire est toujours absente du squelette des serpents, sinon chez certains ophidiens primitifs tels que le Boïdés qui présentent des vestiges de ceinture pelvienne (qui peut servir d'organe excitateur lors de l'accouplement). La colonne vertébrale est constitué d'un grand nombre de vertèbres (160 à 400) très bien articulées les unes par rapport aux autres ; les ondulation du corps sont donc possibles grâce à cette structure d'une part et d'autre part grâce à l'existence de muscles latéraux qui présentent la particularité d'avoir leurs insertions apophysaire opposées fort éloignées l'une de l'autre (jusqu'à 30 vertèbres d'écart). La bouche peut se distendre au passage des proies qu'ils capturent. Cette grande ouverture buccale est rendue possible car d'une part le carré est une baguette allongée qui s'articule très en arrière du neurocrâne ; d'autre part la rotation du carré autour de son articulation éloigne très nettement la mandibule de la mâchoire supérieure. Par ailleurs un muscle puissant (le "depressor mandibulae") tendu entre la région temporale et l'extrémité postérieure de la mandibule contribue à abaisser encore plus ventralemnt cette dernière. De ce fait, les serpents sont capables d'avaler des proies énormes : dans l'estomac d'un python de cinq mètres on a trouvé un léopard (préalablement étouffé). Par ailleurs, les glandes salivaires secrètent assez de salive pour faciliter l'ingestion des proies en les lubrifiant. L’estomac produit un suc extrèmement acide capables de dissoudre même les dents. Remarquez qu'en dessous de 10°C, le processus digestif ne peut fonctionner efficacement et le serpent doit régurgiter sa proie ; la température idéale pour la digestion est de 30°C. C'est pourquoi le serpent cherche donc à atteindre cette température, en se chauffant au soleil par exemple lorsqu'il vient de se nourrir. Les serpents peuvent avaler une grande quantité de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant de nombreux jours suite à cela. Un Python réticulé a survécu pendant 2 ans ½ sans s’alimenter. Il arrive très fréquemment que le serpent jeûne en captivité. On a constaté que les serpents ne s’alimentent pas pendant la période qui précède la mue, par contre, les jeunes serpents ont besoin de se nourrir plus souvent.

Les serpents sont tous zoophages (carnivore). Les serpents utilisent, de façon générale, deux types de chasse : soit ils pratiquent l'embuscade, soit ils maraudent. Les espèces arboricoles (comme certains boas) se laissent pendre à une branche. Il s'approche lentement de sa proie une fois qu'il l'a repérée puis il s’arrête à une certaine distance. La tête du serpent joue un rôle important lors de l’attaque : il la projette en avant au moment de saisir la proie tout en ouvrant les mâchoires et frappe ainsi sa proie très violemment. Les serpents arboricoles ont une approche différente : ils se laissent choir sur leurs proies.

Les serpents procèdent de quatre manière différentes suivant les races afin de donner le coup de grâce : Les constricteurs étouffent leur proie, la plupart des espèces inoculent un venin neuro-toxique, les serpents minutes ingèrent directement leur proie. Une majorité de couleuvres ont une salive toxique et utilisent aussi la constriction. La mise à mort par constriction est la plus primitive. Boas, Pythons et certaines couleuvres maintiennent leur victime dans leurs mâchoires et enroulent leur corps autour d’elle en la comprimant afin de l'étouffer. Certains Cobras africains, tels que "Naja nigricollis" et "Naja mossambica", ainsi que certains Cobras asiatiques sont des serpents cracheurs, c'est à dire qu'ils peuvent projeter leur venin à plusieurs mètres grâce à une spécialisation des crochets à venin.

De façon générale, les serpents ont une vue très mauvaise : le champ visuel d’un animal se déplaçant au ras du sol étant par ailleurs limité, certains serpents se dressent sur leur corps quand ils chassent ; ils se repèrent dans leur milieu en sentant les odeurs et les déplacements d'air grâce à leur langue bifide. La cavité buccale des Squamates abrite un organe sensoriel pair particulier : l'organe chimio-sensible de Jacobson. Les extrémités de la langue bifide pénètrent dans chacune des deux cavités de l'organe de Jacobson placé dans le palais. Les boïdés et les vipéridés, eux, ont une image thermique de la proie. Ils sont sensibles aux radiations infrarouges et peuvent percevoir les plus infimes changements de température.

Symbolique [modifier]

La symbolique du serpent est l'une des plus profonde et complexe. Il n'est guère de cultures et de mythologie qui n'ait son Grand Serpent, presque toujours marin et ambigu, sinon ambivalent. Serpents et dragons, amphisbènes, basilics, guivres, hydres, chimères, les monstres ophidiens sont présent sous de nombreuses formes dans presque tout les folklores, soit qu'ils soient associés à la Belle dont ils ont la garde soit que se soit le Héros qu'ils initient comme Fàfnir et Sigurdr, ou encore Jason et Médée avec le très célèbre gardien de la Toison d'Or. Le Grand Serpent, le Trimégiste, cosmogonique ou cosmique ne cesse de hanter notre imaginaire commun depuis Ras Shamra au Loch Ness ; il cristallise nos peurs, nos angoisses, nos imaginations, nos désirs, nos espoirs. On remarquera d'ailleurs que la figure serpentine est souvent présente dans les "hallucinations" chamaniques ou non provoquées par des plantes psychotropes.

Quand il se mord la queue, comme dans certaines de ses représentations, par exemple l'"Ouroboros", il est le symbole du cycle infini de la vie et de la mort. Il se retrouve non seulement en Grèce antique mais aussi dans de nombreuses civilisations sous un autre nom ; ainsi, le serpent qui enserre, en quelque sorte, l'entière création entre ses anneaux, entoure et comprend tout ce qui est, emblème de toute perfection. C'est aussi Midgardsormr , le Grand Serpent de la mythologie Nordique qui vit dans la "Grande Mer" primordiale qui entoure le monde du milieu (Midgard, d'où son nom), la terre des hommes au centre de laquelle se trouve la terre des dieux, Asgard. Au delà de la Mer et des anneaux protecteurs de Midgardsormr se trouve Utgard où sont les puissances mauvaises et destructrices, les Géants et les Forces du Chaos ; en mordant sa queue il assure au monde humain sa cohésion et sa solidité. Au centre de ce monde conçu comme un gigantesque fuseau se retrouve l'axe du monde, Yggdrasill, le grand Arbre Sacré qui peut-être le Grand Serpent lui-même parce qu'il est parfois appelé Jörmungandr (Baguette magique/géante) comme Midgardsormr dont la fonction est la même : assurer la cohésion de l'Univers, sans lui c'est le Ragnarök. Le mythe nordique a donc besoin d'un héros pour contrer cette peur de l'anéantissement total : Thorr, qui tente une fois de pècher Midgardsormr sans y parvenir puisque empêché par un géant témoin du combat ; le duel entre le Grand Serpent et le dieu du tonerre se terminera avec la mort des deux lors du Ragnarök[1] . On retrouve cette idée dans le Mahâbhârata qui assimile le Grand Serpent sous le nom de "Pinâka" à l'arc de "Siva", le Grand Serpent-arc-en-ciel enroulé avec la corde qui sert à tendre l'arc. Cette image est lourde de signification car l'arc-en-ciel est toujours perçu comme un pont entre le ciel et la terre. Enfin lové sur lui-même il évoque l'éternel recommencement ou la spirale infinie, voire la double élipse de l'acide désoxyribo-nucléique, commune à tous les êtres vivants, qui les rend à la fois si divers et si semblable  ! Comme lui le serpent associe les contraires, réconcilie les antagonisme qui désolent notre entendement. Il faut avouer que cet animal dépourvu de membres a quelque chose d'inquiétant pour les bipèdes que nous sommes, lui qui ne craint aucun prédateur sinon l'homme et la mangouste, grâce à son poison si dangereux ! Et certainement aussi que sa forme éminemment phallique nous a fait le grandir vers le fantasme de la Totalité aussi bien que vers l'incarnation suprème du Vice. Après tout, dans la symbolique judéo-chrétienne, le serpent représente le Mal, la tentation. Dans la Genèse, le Satan prend la forme d'un serpent pour inciter Ève à manger le fruit défendu. Dans son Apocalypse Saint Jean représente Satan, le Diable, comme le Serpent ancien, le séducteur des nations. On le retrouve aussi comme dragon marin, Rahab (en "Job", 16 - 12) ou le légendaire serpent Léviathan ("Isaïe", 27 - 1). C'est contre lui que JHVH engage un combat mémorable ("Exode", 34 - 22) et inaugure ainsi le début des temps. Le Léviathan est aussi présent dans les poêmes mythologiques phéniciens de de Ras-Shamra (1300 avant notre ère). Parce qu'il est l'ennemi au moins potentiel du farouche fils d'Odin, le Serpent a fini par être associé aux créatures du Mal, il est devenu le fils de Loki, dieu du désordre et de la ruse.

Le serpent ne peut être regardé en face, comme le Soleil dont il semble l'antagoniste parce que le serpent qui a les paupières soudées ne cille pas ni ne semble jamais dormir. Opposé au "Feu Primal" il est cependant fortement associé à la Terre à cause de son mode de déplacement. Puisque chthonien et rival de la lumière primale, il est donc associé au monde des morts, il est lunaire ; certainement aussi parce que son corps étrangement froid semble se passer de la chaleur de la vie. Puisqu'il connaît les secrets de l'après-vie et qu'il est une figure de patience, il devient symbole de toute sagesse et de gnose ; il est souvent le hiérophante du héros perdu (comme Sigurdr encore ainsi que Marduk). Il possède un savoir inquiétant et mystérieux, essentiel et vital, capable de révéler l'avenir et le passé. Il est aussi associé à l'Eau parce que ses écailles le rapprochent du poisson (sinon que comme tout les reptiles elles sont soudées contrairement aux poissons) et par sa reptation qui le font se mouvoir comme une vague mouvantes. Il est l'être qui se joue des catégories topiques, semblable de corps et de régime qu'il habite dans l'eau ou sur terre ; rien d'étonnant alors que plusieurs mythes l'aient doté d'ailes. Le Grand Serpent porteur de connaissance,évoque un autre porteur de lumière : le Lucifer pré-chrétien qui lui aussi était représenté par un serpent ailé. On retrouve aussi le serpent ailé dans la figure amérindienne bien connue de Quezacoalt (pour les anciens mexicains, Kukulcan pour les Mayas, Gucumatz pour les Quichés), le dieu pacifique et dieu éducateur ainsi que dans l'ancienne Égypte où on le retrouve peint sur les sarcophages, gravé sur des monolithes et dans les pierres des pyramides et des temples. La tradition amérindienne attribue à Quezacoalt l'invention du tissage, de la céramique et du zéro, c'est à dire des mathématiques associés, avec la précisions que l'on sait, à l'astronomie.


Le serpent est aussi l'animal qui se régénère puisque la saison venue il mue, il change de peau : il fait peau neuve. Voilà bien certainement l'une de nos plus vieille aspirations chimérique : la jeunesse éternelle, rené, rajeuni ou plutôt jamais mort puisqu'il est bien le proche ami de la Grande Faucheuse, lui le grand secret des Alchimistes pour qui la pierre philosophale est logée dans sa tête oblongue. Il semble souvent s'opposer à un dieu, au Dieu, à l'aigle, symbole de Zeus olympien qui affronte Typhon, le Satan qui s'oppose au Dieu biblique, Marduk et Tiamat, Thorr pêchant Midgardsorm (terrifié et momentanément paralysé par son regard), Thraetona et Azi Dahaka en Iran, Apollon et Python, Héraklès et l'Hydre de Lerne, Saint Georges et le Dragon... Toute les traditions ont des reptiles titanesques et volants qui mêlent la puissance physique à l'intelligence, tandis que d'autre opposent au travers du serpent et du héros salvateur, la domination de l'esprit sur le corps, ou la domination de l'homme sur la nature, ou sa nature sauvage. Toute l'idée de morale, au travers de l'idée du bien sur le mal, se tient dans cette opposition ou non de l'homme avec la nature et selon qu'elle est pressentie par les populations.

Le passage dans cette traditions culturelle provoque une « divinisation » de la nature (anti-paganisme) vers la sacralisation de la parole divine, du Père-Esprit-Dieu universel, dont les tables de la loi sont l'incarnation première. Ce passage d'une nature divine à une nature à dominer (Noé descendant de l'arche) et se retrouve intégralement aujourd'hui, bien que la nature ne soit plus autant connue comme un être malfaisant à dominer.


Dans le bouddhisme tibétain, le serpent représente l'aversion, l'un des trois poisons de l'esprit.

Chez les Grecs anciens, le serpent python est l'hôte du temple de Delphes d'où Socrate tirera sa devise, « connais-toi toi-même », celle-ci étant écrite au fronton de ce temple. Il représente ici le symbole même de la sagesse philosophique, le pouvoir de la connaissance et du savoir. Le serpent est aussi un des attributs du dieu des médecins Esculape. Chez les Hindous le serpent Kundalini est le canal d'énergie central qui relie ensemble les 7 chakras dans une double élipse qui n'est pas sans évoquer à nouveau la chaîne de l'A.D.N. Le caducée pourrait lui aussi faire penser à la molécule d'A.D.N. Toujours le Serpent plonge sans crainte dans nos plus anciennes angoisses viscérales, vers l'inconnu de l'homme, la nuit, le fond des mers et la mort

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