le poison ( simple )

Poisson

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Poisson
Poissons d'eau salée
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Chondrichtyens
Classification phylogénétique
Position :
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Les poissons sont des animaux vertébrés aquatiques pourvus de nageoires et dont le corps est le plus souvent couvert d'écailles.

Anatomie externe d'un poisson, le Lampanyctodes hectoris:(1) - opercule , (2) - ligne latérale, (3) - nageoire dorsale, (4) - nageoire adipeuse, (5) - pédoncule caudal, (6) - nageoire caudale, (7) - nageoire anale, (8) - photophores, (9) - nageoires pelviennes, (10) - nageoires pectorales
Anatomie externe d'un poisson, le Lampanyctodes hectoris:(1) - opercule , (2) - ligne latérale, (3) - nageoire dorsale, (4) - nageoire adipeuse, (5) - pédoncule caudal, (6) - nageoire caudale, (7) - nageoire anale, (8) - photophores, (9) - nageoires pelviennes, (10) - nageoires pectorales

Classification

Hareng adulte
Hareng adulte

Jusqu'à présent, on a répertorié plus de 27 300 espèces de poissons, ce qui en fait le plus important groupe de vertébrés. Toutefois, ce groupe n'est pas phylogénétiquement homogène car il comporte trois classes :

Évolution

Certains pensent que les poissons ont évolué à partir d'une créature du type ascidie (dont les larves ont des ressemblances avec les poissons primitifs) ; les premiers ancêtres des poissons auraient alors conservé leur forme larvaire à l'état adulte par néoténie, mais l'inverse est aussi possible. Les fossiles candidats au statut de « premier poisson » sont Haikouichthys, Myllokunmingia et Pikaia.

Les tout premiers fossiles de poissons ne sont guère nombreux, ni de bonne qualité : peut-être les poissons primitifs étaient-ils rares ou mal fossilisables ou les conditions taphonomiques mauvaises. Cependant, le poisson devint une des formes de vie dominantes du milieu aquatique et a donné naissance aux branches évolutives menant aux vertébrés terrestres comme les amphibiens, les reptiles et les mammifères.

L'apparition d'une mâchoire articulée semble être la raison majeure de la prolifération ultérieure des poissons, car le nombre d'espèces de poissons agnathes devint très faible. Les premières mâchoires ont été trouvées dans les fossiles de placodermes. On ignore si le fait de posséder une mâchoire articulée procure un avantage, par exemple pour la préhension ou la respiration.

Vers nageurs

La fonctionnalité essentielle qui a initialement structuré cet ordre a été la capacité de nager dans l'eau (ce que ne savaient faire ni les mollusques primitifs, ni les arthropodes primitifs). Toutefois, cette capacité n'a pas conduit à une explosion radiative : par elle-même, elle ne donne pas une autonomie fonctionnelle suffisante pour que les organismes puissent se spécialiser de manière très libre.

L'histoire de cette lignée paraît laborieuse : la découverte progressive de la tête et de la mâchoire, puis l'exploration des membres jusqu'au stade tétrapode, et enfin, la conquête de l'environnement aérien, aboutissant à l'explosion radiative des sauriens.

Agnathes

Les agnathes regroupent des animaux à corde dorsale et à crâne, mais sans mâchoires. Leur vie en milieu aquatique les a fait longtemps classer parmi les poissons.

Le taxon n'est pas considéré comme monophylétique, et doit être considéré comme obsolète dans une classification phylogénétique. Il comprend :

Les myxines et lamproies partagent des caractères morphologiques ancestraux à tous les crâniates, qui seront perdus chez les gnathostomes. Leur bouche rudimentaire, qui se comporte comme une ventouse, ne possède pas de mâchoires, et ne peut donc pas modifier son ouverture. Leur squelette est cartilagineux et composé d'une capsule crânienne et d'une colonne vertébrale sans côtes.

Si les agnathes actuels sont peu nombreux, de nombreux fossiles d'agnathes sont présent dans les sédiments du paléozoïque. Les agnathes furent les tout premiers crâniates à apparaître.

Les fonctionnalités explorées à ce stade évolutif portent sur le fonctionnement de la tête :

  • La céphalisation, commune chez tous les vermiformes, s'accentue et le cerveau s'entoure d'un crâne ;
  • des branchies apparaissent, de forme variable suivant les groupes ;
  • la bouche se dote de dents.

 

Poissons cartilagineux

Comme le montre la denture impressionnante de la Lamproie, les agnathes pouvaient déjà être surnommés « les dents de la mer ». La principale invention évolutive des poissons est la mâchoire et son perfectionnement. Pour ce qui concerne l'apparition de la mâchoire des gnathostomes (« poissons » à mâchoires, tétrapodes), les os de la paire de branchies la plus antérieure des agnathes semble être homologues des mâchoires des gnathostomes.

Les poissons bénéficient de deux autres acquis qui leur permet d'être des nageurs plus performants et réactifs :

  • L'oreille interne (qui permet l'orientation dans l'espace) se perfectionne, et acquiert un troisième canal semi-circulaire ;
  • surtout, les fibres nerveuses se couvrent de myéline, qui permet une transmission plus rapide de l'influx nerveux.

Cette dernière invention — peu visible mais déterminante — permettra aux vertébrés d'atteindre des tailles importantes, tout en restant nerveux et réactifs. Les « dents de la mer » sont ainsi les premiers à jouer dans la cour des grands, et les grands prédateurs marins actuels prouvent que cette voie évolutive était efficace.

Le tissus osseux ne sera inventé que plus tardivement, conduisant aux "poissons osseux". On trouve à ce stade évolutif primitif les "poissons cartilagineux" Chondrichthyes, dont le "squelette" est formé de cartilages: les différentes espèces de requins, de raies et de chimères.


 

Poissons osseux

Comme leur nom l'indique, l'innovation la plus notable des poissons osseux est l'os. Le tissus osseux périchondral qui renforçait certains cartilages se généralise, et conduit à deux types d'os d'origines différentes :

  • L'os enchondral (associé au mésoderme), qui remplace au cours du développement les pièces cartilagineuses du squelette interne ;
  • surtout, l'os dermique, qui se forme à partir du derme (tissus de l'ectoderme), apparaît. Il donne les os de la boîte crânienne et les ceintures scapulaires, ainsi que les rayons des nageoires (qui évolueront ultérieurement en membres).

On observe aussi la présence de sacs aériens connectés au tube digestif qui donneront les poumons des vertébrés terrestres et les vessies natatoires des Actinoptérygiens. Ces sacs aériens sont soupconnés chez certains Gnathostomes fossiles. Les tentatives d'émancipation du milieu aquatique seraient alors apparues dans ce clade.

Les principales fonctionnalités évolutives explorées au niveau des poissons osseux sont l'articulation de la mâchoire, de plus en plus structurée, et la forme et la mobilité des nageoires.


 

Poisson à nageoires charnues

Les poissons à nageoires charnues (sarcoptérygiens) présentent les premiers éléments anatomiques marquant l'évolution vers les tétrapodes :

  • Le groupe hérite des poissons supérieurs une mâchoire articulée (maxillaire) et les dents se couvrent d'émail ;
  • les nageoires paires évoluent vers une forme de membre articulés : l'attache basale se réduit à un seul élément (fémur, omoplate et humérus) et des muscles permettent l'articulation indépendante des rayons (doigts) ;
  • le poumon (vessie natatoire / sac à air) devient fonctionnel et muni d'alvéoles.

La dernière évolution du type est la naissance du cou : l'attache du membre antérieur (ceinture scapulaire) se détache de la tête, et les premières vertèbres cervicales se spécialisent pour permettre une articulation du cou.

Les évolutions ultérieures du type sont liées à la sortie du milieu aquatique, et conduisent au groupe des tétrapodes.


Place des poissons dans le règne animal

Le monde animal:
  • Avec astérisque : les types d'organisation qui sont des grades évolutifs ne correspondant pas à des groupes monophylétiques, mais paraphylétiques (ne comportant pas tous les descendants d'un même ancêtre – exemple : les descendants d'ancêtres vermiformes ne sont pas tous aujourd'hui des vers, etc.).
  • En jaune : les principales explosions radiatives.
* Unicellulaires procaryotes(cellule sans noyau)   Echinodermes: Oursin, Crinoïdes, Concombres de mer, étoile de mer et ophiure. Bivalves(coquillages)      
>* Unicellulaires Eucaryotes(cellule à noyau)       Gastéropodes (escargots, limaces,...)
>* Éponge(organisme multicellulaire)   Mollusques   Céphalopodes (Pieuvres, seiches)
>* Polype: hydres, corail et méduse    
>* Ver(mobilité et tube digestif)bilatérien     Trilobites(de deux à 24 pattes - éteint)    
>* PoissonsAgnathes(sans mâchoire)   Arthropodes primitifs type myriapodes(beaucoup de pattes)   Décapodes: crabes et écrevisses(dix pattes)    
>* Poissons primitifs (poissons catilagineux) Arachnides : araignées, scorpions et acariens(huit pattes)   Libellules
>* Poissons typiques (poissons osseux) Serpents   > hexapodes(à six pattes) : Insectes type Apterygota(primitifs sans ailes).   Blattes, mantes, termites.
>* Poissons type Sarcopterygii(à nageoires charnues)   ♦ * Dinosaures(éteint)       Orthoptère (sauterelle, grillon).
>* Tétrapodes primitifs (type Amphibiens) Crocodiles   Marsupiaux   Hémiptères (punaises, cigales,...)
>* Reptiles primitifs (Amniotes de type Lézard)   Tortues   Insectivores (Taupe, Hérisson,...) Coléoptère (hanneton, coccinelle,...)
  Oiseaux   Chiroptères(Chauves-souris)   Hyménoptère (abeille, guêpe, fourmi
    Primates   Diptère(mouches)
    >*Mammifères primitifs type monotrème   Rongeurs et Lagomorphes(lapins)   Lépidoptère(papillon)
        Carnivores  
Ongulés  

Anatomie des poissons

Système digestif

Chez les poissons, la nourriture est ingérée par la bouche et subit un début de trituration dans l'œsophage. Le broyage des aliments se fait essentiellement dans l'estomac et, chez de nombreuses espèces, dans des diverticules en forme de doigt appelés cæca pyloriques. Ces caeca sécrètent des enzymes digestives et commencent l'absorption des nutriments.

Des organes comme le foie et le pancréas apportent de nouvelles enzymes digestives au fur et à mesure que la nourriture progresse dans le tube digestif. Les intestins complètent le processus de digestion et d'absorption des nutriments.

Système respiratoire

Les poissons respirent généralement grâce à des branchies localisées de part et d'autre du pharynx. Les branchies sont constituées de filaments contenant un réseau de capillaires sanguins, dont la grande surface développée facilite l'échange du dioxygène et du dioxyde de carbone.

Les poissons pompent l'eau par la bouche, puis la font circuler sur les branchies. Le sang dans les capillaires sanguins s'écoule dans la direction opposée à celle de l'eau, permettant ainsi un échange à contre-courant ; l'eau appauvrie en dioxygène est ensuite expulsée par les ouvertures situées latéralement par rapport au pharynx.

Certains poissons, comme les requins et les lamproies, possèdent de multiples fentes branchiales, mais la plupart des espèces ne possèdent que deux ouvertures — une de chaque côté du corps — appelées ouïes, protégées par un opercule osseux.

Certaines espèces, tels les dipneustes, possèdent des poumons plus ou moins rudimentaires qui leur permettent de survivre en respirant hors de l'eau dans des mares appauvries en dioxygène ou régulièrement asséchées.

Système circulatoire

Les poissons ont un système circulatoire clos comportant une pompe cardiaque. Le circuit sanguin est constitué d'une boucle unique : le sang va du cœur aux branchies, puis au reste du corps, et, finalement, revient au cœur, à l'intérieur duquel ne circule que du sang veineux.

Chez la plupart des poissons, le cœur ne présente qu'un seul compartiment, divisé en quatre parties :

  • le sinus veineux qui collecte le sang veineux ;
  • l'atrium, poche à sens unique qui dirige le sang vers le ventricule ;
  • le ventricule qui effectue le travail de pompage cardiaque ;
  • le bulbe cardiaque qui, relié à l'artère aorte, permet l'éjection du sang vers les branchies.

Chez les poissons pulmonés, on remarque un cloisonnement du cœur analogue à celui des tétrapodes pulmonés. la circulation est double, fermée et complète.

Système excréteur

Certains déchets métaboliques peuvent diffuser, directement à travers les branchies, du sang vers l'eau environnante. Les autres sont éliminés par les reins, organes excréteurs qui filtrent les déchets pour les éliminer du sang.

Comme de nombreux animaux aquatiques, les poissons rejettent leurs déchets azotés sous forme d'ions ammonium (NH4+).

Les poissons d'eau de mer ont tendance à perdre de l'eau à cause des phénomènes d'osmose et les reins concentrent les déchets afin de réabsorber l'eau au maximum. Il se passe l'inverse chez les poissons d'eau douce, qui ont tendance à absorber de l'eau par osmose. Les reins produisent alors de grandes quantités d'urine très diluée.

Certains poissons qui migrent du milieu salé ou milieu dulçaquicole (anadromes, catadromes) ont des reins capables de s'adapter au milieu et de changer leur mode de fonctionnement.

Système nerveux et sensoriel

Les poissons ont un système nerveux bien développé qui s'organise autour d'un cerveau divisé en plusieurs parties :

  • le bulbe olfactif, dans la partie la plus antérieure, est impliqué dans le sens de l'odorat ;
  • le cerveaustricto sensu, contrairement à celui des autres vertébrés, s'occupe plus du traitement des informations concernant le sens de l'odorat que de la réalisation des mouvements volontaires ;
  • les lobes optiques traitent les informations provenant des yeux ;
  • le cervelet coordonne les mouvements du corps ;
  • le bulbe rachidien contrôle le fonctionnement des organes internes.

La plupart des poissons possèdent des organes des sens très développés. La majorité des poissons diurnes ont des yeux capables d'une vision des couleurs au moins aussi bonne que celle des humains. De nombreux poissons possèdent aussi des cellules spécialisées appelées chémorécepteurs responsables d'un extraordinaire sens du goût et de l'odorat. Bien qu'ils aient des oreilles internes, de nombr

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